J’ai retiré mon nez et mes oreilles, transformé tout mon corps, pour enfin devenir ce que j’ai toujours senti dans mon âme et dans mon sang

Depuis mon enfance, une voix inexplicable résonnait en moi, me réveillant la nuit et murmurant : « Tu es d’une autre espèce. »

Je n’ai jamais osé l’avouer aux gens ; pour eux, je n’étais qu’un enfant étrange, avec une lueur énigmatique dans les yeux.

Mais au fond de moi, je savais que ma vie ne suivrait jamais un chemin ordinaire.

Des années plus tard, ce cri intérieur devint un voyage : un voyage où je devais perdre tout ce qui était humain et retrouver l’essence qui m’appartenait depuis ma naissance.

Certains parlent de folie. D’autres d’art.

Moi, je parle de vérité. Et ma vérité porte le visage d’un dragon 🐉✨.

Je n’ai jamais cru aux hasards. Chaque souffle, chaque regard me poussait vers une force invisible.

Depuis l’enfance, j’entendais des voix me dire que je n’appartenais pas au monde ordinaire.

Quand les autres rêvaient de devenir médecins ou chanteurs, je rêvais de déchirer les limites de ma peau et d’ouvrir un nouveau corps où mon âme se sentirait chez elle.

Les années passaient, et cette voix devenait de plus en plus forte.

Je ne pouvais expliquer à mes amis pourquoi je restais souvent dans l’obscurité, assis devant le miroir, à contempler l’éclat de mes yeux.

Ils brillaient comme les yeux des dragons dans les anciennes légendes.

J’étais convaincu que mes racines n’étaient pas humaines.

Mon premier pas fut petit : quelques tatouages.

Mais lorsque l’aiguille dessina les premières lignes sur ma peau, je ressentis une liberté totale.

Ce jour-là, pour la première fois, je compris que mon chemin avait commencé.

Les tatouages devinrent une carte, destinée à me guider vers le monde où je devais renaître.

J’ai fait enlever mes oreilles.

Quand le médecin me dit que c’était de la folie, je ne fis que sourire.

Car en moi, le lien avec les sons humains s’était déjà brisé depuis longtemps.

Je voulais n’entendre que l’appel venu du plus profond : celui de mon essence reptilienne.

Et lorsque, après l’opération, je me suis vu dans le miroir sans oreilles, j’ai ressenti pour la première fois une complétude absolue.

L’étape suivante fut mon nez.

C’était l’une des décisions les plus difficiles de ma vie.

Le nez a toujours été l’un des traits les plus expressifs du visage humain.

Mais je ne voulais plus exprimer une identité humaine.

Je voulais devenir un symbole vivant.

Après l’opération, quand j’ai ouvert les yeux et vu les bandages ensanglantés, un frisson parcourut mon corps.

Mais en même temps, une paix nouvelle est née.

J’avais perdu quelque chose auquel les autres s’accrochent désespérément, mais cette perte même m’offrait la liberté.

Avec le temps, mon corps a changé de manière irréversible.

J’ai obtenu des cornes, une langue bifide et des yeux teintés de vert.

Chaque transformation était douloureuse, mais cette douleur faisait partie de mon serment.

Elle me rappelait que la renaissance n’est jamais facile.

Bien sûr, la société ne m’a pas compris.

Beaucoup ont ri, beaucoup m’ont évité.

J’ai perdu des amis, des membres de ma famille, même mon travail.

Mais en échange, j’ai gagné quelque chose que personne ne pourrait m’arracher : ma véritable identité.

Beaucoup disaient que je détruirais ma santé, que mon corps ne tiendrait pas.

Mais aujourd’hui, quand je regarde dans le miroir, je ne vois pas une personne malade.

Je vois un dragon vivant.

Je ne cache pas qu’à chaque étape la vie est devenue plus difficile physiquement.

Quand je parle, ma langue me gêne ; quand je mange, je peine.

Mais chaque obstacle m’enseigne la force.

Je suis devenu l’auteur de mon propre corps.

Chaque modification fut une œuvre d’art que je créais sur ma propre peau.

Ma vie n’obéit plus aux normes de la société.

Je ne veux pas être ce que les autres appellent « normal ».

Je veux vivre dans ma vérité.

Et mon combat ne concerne pas seulement mon corps.

Je sais que mon histoire ouvre une porte à ceux qui ne rentrent pas dans les cases de la société.

Je lutte non seulement pour ma liberté, mais aussi pour celle de tous ceux qui osent dire : « Je suis différent. »

Parfois, la nuit, je m’assois devant le miroir, je regarde la lueur verte de mes yeux et je me souviens des voix de mon enfance.

Oui, elles avaient raison.

Je suis différent.

Je ne suis pas né pour être humain, mais pour porter une âme reptilienne.

Et je suis fier d’être enfin devenu ce que j’ai toujours senti en moi.

Aujourd’hui, je vis en paix.

Mon chemin n’est pas encore terminé, mais chaque matin je me réveille avec le sourire, car je sais : enfin, je suis dans mon vrai corps.

Et c’est cela, le bonheur 🌌🐉✨.

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